Santé la vie

Vous ne possedez pas le dernier player Flash.
Veuillez télécharger la dernière version en cliquant sur le lien ci-dessous.

Télécharger le player Flash

Index glycémique


Consulter le tableau
Accueil > Risque alimentaire > Obésité : le coût de « l’épidémie du siècle »

Obésité : le coût de « l’épidémie du siècle »

santelavie.com : mercredi 4 novembre 2009

Qualifiée en ces termes par l’organisation mondiale de la santé, l’obésité touche un milliard d’êtres humains dans le monde, un français sur dix. La croissance de la population concernée entraîne nécessairement une hausse considérable des dépenses de santé qu’il est urgent de prendre en compte pour mener des politiques de prévention efficaces.

Au cours des deux dernières décennies la prévalence de l’obésité dans la population a triplé et si aucune mesure n’est prise, l’OMS estime que l’Europe comptera, en 2010, 150 millions d’adultes (20% de la population) et 15 millions d’enfants et d’adolescents (10% de la population) obèses. En France comme dans le reste du monde peu d’études ont été effectuées pour chiffrer précisément le coût social de l’obésité. On estime qu’il représente entre 2 et 7% du total des dépenses mondiales de santé et près d’1% du PIB européen.

3,3 milliards d’euros en 2002

En France, l’étude la plus récente, menée par l’Institut de recherche et de documentation en économie médicale est une Evaluation du coût associé à l’obésité en France parue dans la revue La presse médicale en 2006. Cette enquête révèle que la consommation moyenne de soins et de bien médicaux d’un individu obèse s’élève à environ 2 500 € pour l’année 2002, soit deux fois plus que celle d’un individu de poids normal (1 263 €). L’étude indique que « d’un point de vue de l’Assurance maladie, c’est-à-dire en tenant compte des montants remboursés, le surcoût d’un individu obèse, par rapport à un individu de poids normal, toutes choses égales par ailleurs, est estimé à 407 € en moyenne et 631 € en moyenne en considérant en plus le montant des indemnités journalières ». Sur la base de ces résultats, une extrapolation nationale du coût de l’obésité réalisée à travers cette étude, montre que les dépenses de santé liées à l’obésité atteignent 2,6 milliards d’euros et que du point de vue de l’Assurance maladie, les montants remboursés liés à l’obésité sont de 2,1 milliards d’euros (3,3 milliards d’€ en 2002, si l’on intègre les indemnités journalières dans ces calculs). Au regard des deux études complètes menées précédemment (Levy et al., 1995 ; Detournay et al., 1992), il apparaît logiquement que l’augmentation du surcoût lié à l’obésité est proportionnelle à la hausse de la prévalence de l’obésité dans la population. En dix ans, le pourcentage des dépenses de santé consacrées à l’obésité est passé d’une fraction comprise entre 0,7 et 2% à une proportion estimée entre 1,5 et 4,6%. Une hausse conséquente qui appelle nécessairement des réactions politiques fortes.

Un coût humain considérable

Les données relatives à l’étude du coût de la maladie incluent en premier lieu le chiffrage du traitement de l’obésité en soi et celui du diagnostic et du traitement des maladies dont le lien avec l’obésité est avéré. En effet, les individus obèses ont sensiblement plus de risques de développer une ou plusieurs maladies non transmissibles comme le diabète de type II, les maladies cardiovasculaires ou encore des problèmes respiratoires, rhumatologiques, hormonaux et veineux. Pour exemple, alors que les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité chez les femmes, le risque de crise cardiaque pour une femme obèse est environ trois fois celui d’une femme de corpulence normale du même âge. L’obésité et les pathologies associées ont la particularité d’être complexes à traiter et représentent donc un poste de dépense important. A ces coûts directs s’ajoutent également ceux qualifiés d’ « indirects ». Ils représentent le montant perdu par les autres bénéficiaires du système de santé et les pertes de production dues à l’absentéisme et aux décès prématurés. Un déficit économique qui représente également un coût humain considérable, chiffré en ces termes par l’office national d’audit britannique : 18 millions de jours de maladies par an, 30 000 décès par an, aboutissant à 40 000 années de vie professionnelle perdues et une durée de vie raccourcie de neuf ans en moyenne. L’OMS estime qu’un million de décès en Europe sont imputables chaque année à l’obésité.

Chiffrer pour mieux prévenir

Au delà du coût pour la société, l’obésité contraint les individus concernés à engager des dépenses personnelles (régimes, cures, équipements spécifiques) dites « invisibles » car très difficiles à mesurer. L’incidence sur la qualité de vie en général est également complexe à chiffrer. Comment en effet quantifier en termes financiers une baisse de résultats scolaires, des problèmes psychosociaux ou encore la discrimination lors de l’accès à l’emploi ? Un testing réalisé en 2005 par l’Observatoire des discriminations a montré qu’un obèse reçoit 3 fois moins de réponses positives pour un poste de commercial et 24 % de réponses positives en moins pour un poste de télévendeur. Une difficulté d’accès à l’emploi qui ajoute souvent au « coût moral », un coût financier pour l’individu. La prise en compte du chiffrage du surcoût pour la société du traitement de cette maladie ne doit pas avoir pour objectif de stigmatiser les personnes obèses en les rendant responsables voire coupables de ces dépenses. L’obésité a été reconnue comme une maladie par l’OMS en 1998 et de nombreux facteurs dépassent la responsabilité individuelle. La sédentarisation des modes de vie entraînant une baisse de l’activité physique, la hausse considérable de la présence de sucre dans l’alimentation ou encore la croissance de l’offre en aliments sont autant de facteurs sur lesquels les politiques de prévention pourraient agir efficacement. Même si peu d’études permettent d’évaluer précisément le montant des économies réalisées par la mise en place de programmes de prévention et de traitement de l’obésité, l’OMS estime qu’ils pourraient permettre « d’obtenir une amélioration sensible de l’état de santé à moindre coût, voire de réaliser une économie nette dans l’utilisation des ressources de santé. »

 

Deux enfants atteints d’adrénoleucodystrophie (ALD) ont été traités par la thérapie génique, évitant ainsi un décès rapide. L’ALD est une maladie génétique mortelle, heureusement peu fréquente. Elle détruit système nerveux central et les greffes de moelle osseuse sont inefficaces. Des cellules souches provenant de la moelle osseuse des enfants malades ont été prélevées, modifiées en laboratoire puis réinjectées aux patients. Un « vecteur » - sorte de véhicule transportant de l’information génétique dérivé du virus du SIDA y était associé. Le virus du SIDA est en effet le seul à pouvoir pénétrer dans le noyau des cellules qui ne se divisent pas : les cellules souches et les neurones Cette première mondiale offre des perspectives de traitement pour toutes les leucodystrophies, ainsi que pour d’autres maladies plus fréquentes (hémophilie, Parkinson).

Viande avariée : cinq sociétés agro-alimentaires épinglées

Mises en examen, cinq sociétés agro-alimentaires, dont les groupes Charal et Soviba, sont poursuivies pour "tromperie aggravée"...

Lire

Des résidus de pesticides interdits dans l’Union européenne ont été trouvés dans des raisins de table dans cinq pays européens, selon l’association écologique MDRGF. Des pesticides neurotoxiques comme l’endosulfan (proche du DDT) se trouvaient dans la majorité des raisins testés. Les échantillons provenaient de France, d’Italie, d’Allemange, de Hongrie et des Pays-Bas.

Valid XHTML 1.0! Valid CSS level2!