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L’obésité est un fléau des temps modernes comparable au réchauffement climatique. Des rumeurs, une médiatisation mais pas encore de prise de conscience collective. Si les effets du dérèglement météorologique deviennent visibles aujourd’hui, ils ne tuent pas directement. L’obésité, elle, fait des millions de victimes à travers le monde.
Des Etats-Unis à la Chine en passant par l’Europe, l’obésité concerne de plus en plus de pays. Aux Etats-Unis, 2 personnes sur 3 sont surpoids (MSN-Encarta) et un Américain sur 4 est obèse dans 19 états contre 14 l’année dernière et 9 en 2005 selon l’étude « F as Fat » (« G comme Graisse ») de Trust for America’s Health (2007). Et la situation s’aggrave : la menace pèse sur les jeunes générations. 20% des enfants américains sont obèses et ce chiffre a triplé en 40 ans (source AFP). Paradoxalement, les cas d’obésité se multiplient dans des pays touchés par la sous-nutrition comme l’Inde ou la Chine. Rien qu’en Europe, 123 millions de personnes sont obèses selon l’OMS. On parle désormais de « globesity » (« mondialisation de l’obésité »). L’obésité est l’affaire de la planète entière et menace aujourd’hui des milliards d’individus et leurs descendances. En France, l’obésité touche 5,9 millions de personnes soit 12,4 % de la population (Obépi 2006). Cependant, ces chiffres sont à prendre avec attention. Le laboratoire Roche réalise l’enquête Obépi depuis plusieurs années, en partenariat avec d’autres instituts. Difficile de ne pas soupçonner un lien bassement commercial…
Décrit comme un « excès de poids dû à une surcharge de tissus adipeux » (MSN-Encarta), l’obésité implique beaucoup de pathologies, bénignes et mortelles. L’obésité est calculée selon l’IMC (Indice de Masse Corporelle), c’est-à-dire, le poids (en kgs) divisé par la taille (en m) au carré. L’excès pondéral correspond à 26 et au-delà de 30, on parle d’obésité. Dans la région européenne, l’IMC moyen est de 26,5. La déclinaison de maladies qui découle de l’obésité est appelée syndrome polymétabolique. Il comprend les maladies telles que le diabète, l’apnée du sommeil, l’hypertension, l’excès de graisse dans le sang, les problèmes veineux, ostéo-articulaires, dermatologiques…sans parler de la détresse psychologique. Pour les enfants, les risques sont encore plus élevés. Ils pourraient développer des maladies plus sévères telles que du diabète de type 2 (une forme plus sournoise de diabète qui augmente les risques d’accidents cardio-vasculaires) ou le développement de troubles psychosociaux mais surtout, ils vivraient moins longtemps : jusqu’à 5 ans en moins en 2050.
Génétique, comportementale ou même virale (AFP, 21/08/07), les causes de l’obésité restent encore floues pour les chercheurs. Une seule certitude : un mauvais comportement alimentaire renforce la maladie. Le problème est la gestion des apports nutritifs et des sommes énergiques dépensées. Le corps a tendance à faire des réserves en cas de besoin. Or, notre société, exempte de famine, permet une alimentation riche. Or, le corps a gardé ses fonctions. La perte de repères horaires pour les repas, le grignotage et le stress favorisent l’émergence de cas d’obésité. De même, les régimes à répétition peuvent avoir pour effet pervers de mener à l’obésité : les reprises de poids, en réaction aux privations, peuvent progressivement amener à prendre encore plus de kilos. Nous ne sommes pas tous égaux devant l’obésité, pour des raisons génétiques mais aussi pour des raisons socio-économiques. Selon l’OMS, les milieux défavorisés constituent des foyers de développement de la maladie plus importants. Manque de structuration sociale, difficultés financières ou encore accès aux structures sportives favorisent l’obésité.
Il existe encore peu de traitements pour « guérir » de l’obésité. La perte de poids est une première étape mais les séquelles de la maladie peuvent rester toute une vie. Aujourd’hui, selon les cas, les médecins offrent deux solutions : le traitement médicamenteux ou la chirurgie (gastroplastie). Les pilules minceur sont déjà un marché très fécond mais aussi ouvert à tous les abus, comme en témoigne l’affaire de la pharmacie du 17e arrondissement à Paris (20 minutes, 25/04/2006). Un mauvais dosage avait entraîné la mort d’une candidate à la taille de guêpe et envoyé bien d’autres victimes à l’hôpital. Les traitements médicamenteux sont de plus en plus montrés du doigt. Acomplia, la molécule du laboratoire Sanofi-Aventis, augmenterait les risques de dépression (Figaro du 20/07/07). Si la première solution s’avère souvent inefficace et parfois dangereuse, la seconde, elle, peut être très lourde. Il existe deux techniques de gastroplastie : la pose d’un anneau qui réduit la taille de l’estomac ou le court-circuit digestif (réduction du passage d’aliments dans l’estomac pour directement passer dans l’intestin grêle). Ces méthodes radicales sont déconseillées aux personnes faibles psychologiquement et réservées aux obèses de plus de 40 d’IMC (voir définition ci-dessus).
Les campagnes de prévention abondent de plus en plus et la prise de conscience se fait au fur et à mesure. Aux Etats-Unis, on sensibilise dès le plus jeune âge et en Italie, on paie même les habitants du village de Varallo pour perdre du poids (AFP, 21/08/07). En France, la campagne « Manger Bouger », initiée en 2001, diffuse actuellement des spots publicitaires pour sensibiliser le public. Les publicitaires refusant d’inclure le message de prévention doivent d’ailleurs payer une taxe de 1,5%. L’intention est noble mais le message n’est pas toujours clair et adapté. Les 5 fruits et légumes doivent être frais et non conditionnés. Dans des jus de fruits, des sucres peuvent être ajoutés par exemple. De même, le message ne concerne pas toute la population : tous les ménages ne peuvent pas se payer la ration moyenne conseillée. Néanmoins, l’effort et la prise de conscience collective seront les seuls moyens de freiner un fléau mondial.
30 décès liés à la grippe A(H1N1) sont survenus en France depuis le début de l’épidémie, dont huit depuis le 3 novembre, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS). La progression du virus s’intensifie."Pour 24 de ces décès, dont deux personnes sans facteurs de risque, le diagnostic a été confirmé virologiquement", ajoute-t-il, notant que "plus de la moitié des décès et des hospitalisations ont eu lieu ces trois dernières semaines". La campagne de débutera le 12 novembre pour l’ensemble de population. La vaccination est facultative mais recommandée. Le personnel hospitalier est appelé à se faire vacciner depuis le 20 octobre
Le « binge drinking » (consommation rapide d’une quantité considérable d’alcool) progresse en France. Alors que les consommations d’alcool sont orientées à la baisse depuis 2003, les épisodes de consommations ponctuelles sévères (au moins 5 verres en une seule occasion) sont en hausse. Selon le magazine Top Santé, la progression est de plus de 10% en 3 ans. Ces modes de consommation ont des effets sérieux sur la santé et peuvent avoir des conséquences graves (comas, violences, accidents).
Deux enfants atteints d’adrénoleucodystrophie (ALD) ont été traités par la thérapie génique, évitant ainsi un décès rapide. L’ALD est une maladie génétique mortelle, heureusement peu fréquente. Elle détruit système nerveux central et les greffes de moelle osseuse sont inefficaces. Des cellules souches provenant de la moelle osseuse des enfants malades ont été prélevées, modifiées en laboratoire puis réinjectées aux patients. Un « vecteur » - sorte de véhicule transportant de l’information génétique dérivé du virus du SIDA y était associé. Le virus du SIDA est en effet le seul à pouvoir pénétrer dans le noyau des cellules qui ne se divisent pas : les cellules souches et les neurones Cette première mondiale offre des perspectives de traitement pour toutes les leucodystrophies, ainsi que pour d’autres maladies plus fréquentes (hémophilie, Parkinson).
Des résidus de pesticides interdits dans l’Union européenne ont été trouvés dans des raisins de table dans cinq pays européens, selon l’association écologique MDRGF. Des pesticides neurotoxiques comme l’endosulfan (proche du DDT) se trouvaient dans la majorité des raisins testés. Les échantillons provenaient de France, d’Italie, d’Allemange, de Hongrie et des Pays-Bas.
Après une baignade à la piscine publique, bien se doucher après la baignade et bien se sécher...
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